Cédric Frontière, arbitre international en para-natation
Engagé dans le handisport depuis 2020, Cédric Frontière, 51 ans, a récemment obtenu sa qualification de juge arbitre international (ITO).
Après avoir vécu l'expérience inoubliable des Jeux Paralympiques de Paris 2024 en tant que juge de virage, puis officié comme juge arbitre lors des Championnats de France petit bassin 2025, il a récemment validé son examen ITO à l'occasion des World Series de Paris. Une nouvelle étape qui récompense son engagement au service de la para-natation.
Pouvez-vous nous expliquer comment vous êtes arrivé dans le monde de la para-natation ?
Tout a commencé au sein du club de natation de Mornant, où nageaient mes enfants. J'en suis ensuite devenu président. À cette période, un jeune en situation de handicap, ami de mon fils, m'a demandé s'il pouvait nager avec des personnes "comme lui". Malgré de très bons résultats, il savait qu'il avait peu de chance avec les nageurs valides. Le club s’est alors affilié à la Ligue afin qu'il puisse participer à des compétitions adaptées.
Pour l'accompagner, je l'ai suivi sur les compétitions. Étant déjà officiel à la Fédération Française de Natation, j'ai commencé comme chronométreur, puis j'ai progressivement suivi toutes les formations d'officiel en para-natation. Ce qui devait être un simple accompagnement est rapidement devenu une passion. Lors d'un championnat de France, j'ai été repéré par une personne chargée de l'organisation des Jeux Paralympiques de Paris 2024. Depuis, je n'ai jamais cessé de m'investir et j'ai poursuivi mon parcours jusqu'à obtenir cette année la qualification internationale ITO.
Après avoir obtenu votre qualification de juge arbitre international (ITO), vous avez officié lors des World Series de Paris. Que représente cette étape dans votre parcours ?
Les Jeux Paralympiques de Paris 2024 restent sans aucun doute le plus beau moment de mon parcours. Après cette expérience, la Commission Natation de la Fédération Française Handisport m'a proposé de passer l'examen international ITO. Cette formation est accessible uniquement sur proposition et très peu de personnes ont l'opportunité de la passer.
Jusqu'à présent, la France ne comptait qu'un seul juge arbitre international en para-natation. Cette année, nous sommes trois à avoir obtenu cette qualification. Cette reconnaissance va nous permettre d'officier sur des World Series à l'international et, pourquoi pas, d'envisager une participation aux Jeux Paralympiques de 2032.
Si vous deviez résumer en une phrase ce qui vous anime dans votre engagement au service de la para-natation, que diriez-vous ?
Ce que j'adore, c'est déjà suivre les nageurs au plus près et jusqu'aux plus grandes compétitions internationales. Au fil des années, j'ai découvert un univers profondément humain. Aujourd'hui, je prends davantage de plaisir à officier en para-natation qu'en natation valide. Les relations y sont plus proches et cet état d'esprit me donne envie de continuer à m'investir dans le mouvement handisport.