Voile

L'histoire de la navigation, les grands nom de la voile ont porté ces notions de rêve, d'évasion, de liberté et parfois d’aventure que recèle cette activité pratiquée au plus près de la nature. L'activité voile se révèle être un excellent support d'intégration.

Présentation

Le type et le niveau de handicap ne sont pas un frein à la pratique de la voile. L’idée directrice est de favoriser les pratiques intégrées au sein des publics valides afin de partager le plaisir de naviguer ensemble. La FFH et la FFVoile ont renouvelé la convention relative à l’organisation de la pratique voile au sein des clubs. Ils répondent aux demandes, en fonction des aménagements et des bateaux dont ils disposent, la palette des pratiques possibles s’étend du quillard monoplace à l’habitable en passant par le catamaran de sport à 2 ou 3 équipiers

Organisation de l'activité

- Le loisir
La voile est très pratiquée dans notre région, notamment en loisir et en initiation. De nombreuses bases de voile sont maintenant accessibles et proposent des prestations spécifiques aux personnes en situation de handicap et aux groupes provenant d’établissements spécialisés. A l'image d'Handinautique, les manifestations visant à faire découvrir l'activités ne sont pas rares en Auvergne-Rhône-Alpes.

- La compétition
En terme de compétition, les navigateurs "handis " peuvent accéder à la compétition valide lorsque le support le permet. Il existe des compétitions régionales, nationales et internationales (mondiaux et jeux paralympiques).

Les régates déroulent par classes (type de bateaux), au niveau régional et national elles sont mixtes handis-valides.
En France les coureurs en situation de handicap peuvent s’aligner au championnat de France mini-ji ou encore au national access

Epreuves et règlementation

La Fédération Française Voile propose un championnat de France Handi-Valide sur MiniJi. C’est l’objectif principal du circuit en MiniJi. Cette épreuve réunit chaque année les 80 meilleurs régatiers sur ce support qui intègre les deux publics. L’accès à ce championnat nécessite d’avoir participé au moins à 2 régates sélectives de ligue ou à 1 inter-ligue. L’épreuve propose un classement scratch (handi/valide), un classement handisport avec un titre open (homme/femme) et un titre féminin (si au moins 5 participantes).

La compétition se déroule sur une ou plusieurs journées de 2 à 5 manches par jour, d'une durée de 40 à 50 minutes chacune. Le régatier doit réaliser un parcours précis, en choisissant la bonne trajectoire en fonction de sa technique,de son physique, des possibilités et des réglages de son bateau, des variations de vent, de l'orientation des vagues et de la position des adversaires.

Matériel

Dans les clubs, nous retrouverons plus particulièrement les bateaux suivants :

  • MiniJi : quillard solitaire adapté pour les plans d’eau, en loisir ou en compétition nationale
  • HANSA : version solitaire ou double
  • Le Néo : permettant la pratique double
  • Pratique en multicoque (trimarans ou catamarans) pour découvrir en toute sécurité la vitesse sur l’eau ou faire du cabotage le long des cotes
  • Tout bateau collectif ou habitable, suivant le plan de pont, il n’est pas nécessaire de faire des aménagements pour donner aux membres d’équipages un rôle actif à bord
  • Les trois séries Paralympiques : le 2.4 quillard de sport monoplace, le Sonar quillard de sport de 24 pieds à 3 équipiers et le Skud quillard double qui a pour particularité d’être mixte (Homme/Femme).

Les pratiquants

Public concerné

  • Paraplégiques, tétraplégiques et assimilés
  • Amputés et assimilés
  • Handicaps orthopédiques
  • Malvoyants et non voyants 
  • Sourds et malentendants (loisir uniquement)
  • Infirmes moteurs cérébraux (IMC)
  • Handicaps neurologiques

Classifications :

Dès le premier niveau de compétition, il est demandé au coureur d’être classifié – selon la classification proposée par l’IFDS qui comprend 7 niveaux (le coureur classé 7 présente le plus léger handicap). Cela lui permet de figurer au classement national handisport soit lors du championnat de France Handi/Valide sur MiniJi.

Au niveau international, il est demandé aux coureurs, au début de chaque Paralympiade, d’être évalués.
Ainsi, en équipage, notamment en Sonar, quillard de sport paralympique à 3 équipiers, l’addition du handicap de chaque coureur ne doit pas dépasser 14 points. En monoplace ou en double le coureur doit répondre aux spécifications fixées par l’IFDS.
Actuellement il n’existe pas de classification pour les coureurs atteints de surdité.

Fiche technique voile handisport - LRAH
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Contacts utiles

DIRECTEUR SPORTIF

Jean-Jacques DUBOIS
Tél. 06 60 85 70 91
voile@handisport.org