Ski alpin

Présentation

En compétition ou en loisir, le ski alpin permet de s’adonner au plaisir de la glisse et de goûter aux sensations qu’elle procure. De nombreuses stations sont dotées d’infrastructures et de matériels spécialisés permettant d’accueillir tous types de handicap, dans des conditions de sécurité et de confort adaptées à la pratique. Le ski alpin peut être pratiqué par les aveugles et mal-voyants, les handicapés debout, assis, sourds et mal entendants. Ce sport se pratique en intégration avec les valides dans le cadre du ski loisir.

Organisation de l'activité

La pratique en compétition fait l’objet d’un règlement fédéral. Le temps est compensé en fonction du handicap. Trois classements seulement s’opèrent, un pour les skieurs debout, un pour les skieurs déficients visuels et un pour les skieurs assis. Au niveau national, un 4e classement est effectué pour les skieurs sourds. 

En loisir, la pratique assise et la pratique guidée pour les déficients visuels font l’objet d’obligations de sécurité particulières.

Epreuves et règlementation

Coupe de France

Circuit de 4 à 6 épreuves qui se déroule de janvier à mars, classement final individuel et par équipe. Elle est qualificative pour les Championnats de France.


Championnat de France

Réservés aux athlètes sélectionnés sur une épreuve de Coupe de France ou sur le circuit international. 4 épreuves : Super-géant, Super combiné, Géants et Slalom.


Pour participer aux circuits et championnats, il faut obligatoirement être licencié handisport et avoir obtenu une classification médicale par un médecin

Matériel

Ski debout : Des stabilisateurs, construits sur le modèle de cannes anglaises pourvues de patins et permettant des appuis glissés sur la neige.

 

Ski pour déficient visuel : Il existe des systèmes de communication pour permettre au guide d'accompagner son partenaire en toute sécurité. Il est obligatoire que le binôme soit identifié par un chasuble de couleur vive par exemple.

 

Ski assis autonome : en mono-ski, et sa variante le bi-ski : le skieur est assis et sanglé dans une coque fixée sur un ski (ou 2) par l’intermédiaire d’un système d’amortissement. Il assure son équilibre latéral avec 2 stabilisateurs. Il peut prétendre à une pratique en tous points comparable à celle des valides.

 

Skikart : destiné aux personnes n’ayant pas assez d’équilibre pour pratiquer en mono ski ou bi ski, la direction est assurée par la manipulation de 2 manches reliés aux skis.

 

Ski assis pilloté : d’autres supports existent : FMS, GSM, Tandem ski… Ces engins pilotés par un accompagnateur ayant suivi une formation spécifique sont moins exigeants pour le pratiquant, Ils présentent cependant un grand intérêt pour les handicaps les plus lourds.

 

Pour une pratique en toute sécurité sur les pistes et sur les remontées mécaniques, vous devez vous assurer que le matériel soit homologué. Sans cette homologation vous pouvez vous voir interdire l’accès aux remontées mécaniques par les responsables d’exploitation. Informations ici . 

Il est primordiale lorsque vous pratiquer cette activité de se renseigner sur les pistes et remontés mécaniques accessibles.

Les pratiquants

Public concerné

Tous les publics Handisport peuvent pratiquer le ski alpin. Selon le handicap, le sportif sera amené à être autonome ou bien continuer la pratique accompagnée.

Grâce au tandem ski, même les handicaps les plus lourds peuvent être pris en charge.

Classification

HANDICAPS PHYSIQUES

  • Handicap debout : amputés, malformation membres sup/inf qui skient debout sur 1 ou 2 skis avec ou sans aide de stabilisateurs, hémiplégiques…
  • Handicap assis : paraplégiques, doubles amputés membres inférieurs, poliomyélitiques… Fauteuil avec 1 ou 2 skis.

HANDICAP VISUEL

Les personnes handicapées visuelles sont guidées par un skieur qui les précède et qui leur fournit les informations nécessaires, à la voix, avec par fois un dispositif de radio-transmission ou d’amplification. On distingue 3 niveaux de handicap visuel :

  • B1 : aveugles
  • B2 : malvoyant présentant une acuité inférieure à 2/60 et/ou un champ inférieur à 5°
  • B3 : malvoyant présentant une acuité inférieure à 6/60 et/ou un champ inférieur à 20°

Tous peuvent s’aligner dans les 5 disciplines alpines (descente, super-géant, super combiné, géant et slalom).

HANDICAP AUDITIF

Les sourds et malentendants ont rejoint récemment le circuit national (Coupe de France et Championnats de France). Il existe quelques compétitions internationales (non IPC). Un certificat médical est exigé pour attester du niveau de surdité du sportif (perte d’au moins 55 dB de la meilleure oreille sur 3 fréquences déterminées). Procédure de testing : contacter la commission sportive pour être mis en relation avec un classificateur.

Contacts utiles

DIRECTEUR SPORTIF

Christian FEMY
Tél. 06 14 44 47 70
ski@handisport.org

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